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Un traitement innovant plus efficace que le Tamiflu

Publié le : 09/09/2025 Étiquettes : Médecine, Sciences

virus

Une nouvelle combinaison de médicaments, incluant un composé présent dans le chocolat, s’est révélée plus efficace que le Tamiflu (oseltamivir) contre diverses souches de grippe, y compris des versions résistantes aux médicaments de la grippe aviaire et porcine.

Selon une étude publiée dans PNAS (Proceedings of the National Academy of Sciences), l’association de l’arainosine, un composé de synthèse qui interfère avec la capacité des cellules à se réparer, et de la théobromine, un stimulant naturellement présent dans les fèves de cacao, s’est montrée bien plus performante contre un large éventail de souches grippales. Cette découverte pourrait ouvrir la voie à des traitements plus puissants et plus durables — non seulement contre la grippe, mais potentiellement aussi contre d’autres virus.

Les traitements classiques de la grippe, comme le Tamiflu, perdent en efficacité à mesure que le virus s’adapte. La plupart des médicaments ciblent aujourd’hui une protéine virale qui mute fréquemment, rendant ces traitements moins efficaces avec le temps.

Le professeur Isaiah (Shy) Arkin, du Département de chimie biologique de l’Université hébraïque (Institut des sciences de la vie Alexander Silberman), a développé cette nouvelle thérapie combinée qui cible une faiblesse clé du virus de la grippe : son canal ionique, une minuscule « porte » utilisée par le virus pour se répliquer et se propager. En bloquant cette porte, l’équipe a réussi à neutraliser la capacité du virus à survivre.

« Nous ne proposons pas seulement un meilleur médicament contre la grippe », explique le Pr Arkin. « Nous introduisons une nouvelle façon de cibler les virus — une approche qui pourrait nous aider à nous préparer aux futures pandémies. »

L’équipe a découvert cette combinaison en explorant une bibliothèque de molécules réutilisées — beaucoup ayant été initialement développées pour d’autres maladies — puis en testant leurs effets sur des versions sensibles et résistantes du virus.

Les recherches ont été menées dans le nouveau laboratoire de confinement biologique de niveau 3 Barry Skolnick en Israël, sur différentes souches de grippe. Dans les cultures cellulaires comme dans les essais sur animaux, le traitement a surpassé de manière spectaculaire l’oseltamivir, en particulier contre les souches résistantes.

La grippe continue de se propager chaque année dans le monde, avec des mutations imprévisibles qui mettent au défi les vaccins et les traitements existants. Les Centers for Disease Control (CDC) aux États-Unis estiment que la grippe saisonnière coûte environ 87 milliards de dollars par an en soins de santé et en pertes de productivité. Les pandémies passées, comme la grippe porcine de 2009, ont eu des impacts économiques encore plus lourds, et le coût des pandémies futures pourrait atteindre jusqu’à 4,4 billions de dollars.

Parallèlement, les flambées de grippe aviaire ont dévasté les filières avicoles et suscité des craintes de transmission à l’humain. Rien qu’aux États-Unis, une récente épidémie a entraîné la perte de 40 millions d’oiseaux et causé des milliards de dollars de dommages économiques.

Les implications de cette découverte vont au-delà de la grippe. Comme de nombreux virus — dont les coronavirus — dépendent eux aussi de canaux ioniques, cette approche pourrait constituer la base de futures stratégies antivirales.

Les prochaines étapes incluent des essais cliniques chez l’humain. ViroBlock, une start-up fondée par le Pr Arkin à l’Université hébraïque, poursuivra les recherches sur ces découvertes.

L’article scientifique, intitulé « A Bacteria-Based Search for Drugs Against Avian and Swine Flu Yields a Potent and Resistance-Resilient Channel Blocker », est désormais disponible dans PNAS et peut être consulté ici

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